Ca m'énerve !

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AcarusSiro

Dernier HS dema part avant de laisser le sujet repartir sur son usage initial : @Francesca si jamais j'ai donné l'impression de mal prendre certaines choses je suis désolée, et c'est pas le cas.
Je suis pas très au fait des us des forums donc j'ai pas forcément bien transcrit mon intention de discuter plutôt que de me justifier. Bref j'ai rien pris personnellement et j'espère que toi non plus :fleur:

Edit : précision
Ne pas me citer, merci :v:
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Portnawak
Pronoms : Elle

Vous me faites penser à une vidéo vue récemment qui parle de l'évolution de la négation en français : au départ on n'utilisait que le "ne" : je ne vois, je ne dis, je ne marche, puis on l'a renforcé avec un mot correspondant : je ne dis mot, je ne bois goutte, je ne marche pas. Ce "pas" a fini par s'imposer jusqu'à en devenir la norme, et maintenant il y a une simplification à l'oral avec la disparition petit à petit du "ne".
[/fin de la minute culturelle] ;)
Intéressant de voir que le langage est dans une éternelle évolution, qu'on aime ou qu'on n'aime pas.
 
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Gingerbraid

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Paula

Haaan c’est tellement intéressant tout ça  :loveeyes:

Perso, l’amour de la langue est un truc que j’ai dans la colonne vertébrale, c’était déjà vrai quand j’étais toute petite alors que ma famille n’est pas du tout comme ça.
Je pense être quasi-quotidiennement confrontée au dilemme du bien parler vs être sur la même longueur d’onde que la majorité des francophones. Par exemple, au moment du covid, j’ai un temps utilisé « la » covid, puis « le » quand c’est devenu l’usage. Même si l’intérieur de moi était en PLS d’utiliser le « mauvais » terme. Je comprends complètement la lecture classiste, en pratique reprendre quelqu’un sur le sens de « chafouin » en plein milieu d’une conversation est très compliqué à faire sans diminuer l’interlocuteur (à moins d’être précisément dans un discussion sur le sens des mots, quoi). Certains vont le prendre sur le mode « ah c’est intéressant », la plupart vont avoir l’impression qu’on leur donne une leçon, qu’on souligne leur infériorité (et je le comprends) même si c’est pas l’intention. 

Je peux pas m’empêcher de trouver un peu ridicules les gens qui disent scénarii, alors qu’ils doivent bien entendre à longueur de journée « scénarios ». Je veux dire, ils ne peuvent pas le dire inconsciemment, ils savent que ce n’est pas l’usage général, donc quel est l’objectif ?

Je ne comprends pas non plus l’allergie à « du coup », j’en trouve le sens et la forme tout à fait utile, même si ce n’est pas du langage soutenu.

Aussi, je passe autour de moi pour quelqu’un de cultivé, de très calé en langue française et orthographe, et les relous de la famille prennent un malin plaisir à me reprendre quand je fais une faute d’orthographe ou une faute de français. Ça m’exaspère parce que je ne fais JAMAIS ça à autrui, justement parce que l’aspect un peu gênant (mini humiliation ?) de ce type de remarque me dérange, et aussi parce que je considère que ce n’est pas bien grave de ne pas être irréprochable dans ce domaine, on est pas obligé de relire douze fois un texto pour être sûr qu’on n’a pas oublié un accord de participe. Je sais à quel moment il faut faire attention et à quel moment il faut se détendre ; pour le coup savoir adapter son langage et sa rigueur orthographique au contexte me semble une compétence beaucoup plus importante que d’avoir une langue parfaite H24.
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Paula

@Eliza J'aime dire que je vais "gambader" en ville, pour les mêmes raisons. J'adore gambader :cretin:

En fait, pour reprendre l'exemple de chafouin, j'ai du mal à comprendre l'attachement à une signification plutôt qu'à une autre. La première n'était pas moins arbitraire que la seconde, et le langage n'a aucune existence ou valeur propre, c'est de toute façon des inventions humaines et qui n'ont de sens que leur usage.

Je trouverais un peu bas du front de s'échiner à l'utiliser dans son sens premier en ayant conscience que la quasi-integralité des gens autour de nous ne vont pas le comprendre ainsi. La langue sans la communication ça n'a pas beaucoup de sens.

J'ai plus de mal en revanche avec les anglicismes qui remplacent leur strict équivalent français, je cerne mal l'intention dans le fait de choisir le mot anglais mais ça me fait pas un effet agréable :lol: . Genre call au lieu d'appel, run au lieu de course. Ça ne crée rien de neuf, pour le coup c'est une perte sèche dans le lexique international. :coiffe:

Edit : dans les trucs qui me crispent mais je me soigne : "mettre en exergue" pour signifier mettre en évidence, et "tirer les conséquences" au lieu de "tirer les conclusions". Je crois que je vais réussir à m'y habituer mais je vais avoir beaucoup de mal à m'en servir :lol:
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Kurmad

J'aime beaucoup vos échanges, ils sont super intéressants.

L'angliscisme qui me fait le plus de peine c'est butternut alors que le mot français (doubeurre) était tellement mignon et adapté...

Et j'ai découvert que j'utilise mal chafouin du coup. Je vais méditer dessus.
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AcarusSiro

C'est marrant de voir que ce ne sont pas les mêmes choses qui nous agacent.
Les anglicismes comme call ou feedback ne me dérangent pas, même si je ne les utilise pas (mais je dis slide à la place de diapo).
Je crois que ce qui me gêne c'est parler en français avec des tournures d'anglophone, je saurais pas dire pourquoi.
Et (vu que le nom a été cité) j'arrive pas bien à formuler ma pensée mais je me réjouis qu'on échappe au combo aya nakamura/académie française dans cette discussion, j'ai souvenir d'échanges sur d'autres médias où la première s'en prenait plein la figure et la seconde servait de référence absolue.
Ne pas me citer, merci :v:
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Lolita
Bébétincelle
Bébétincelle

@Eliza Les objets peuvent être reliés à des verbes d'action (ex: le ballon roule, le livre tombe de la table, la terre boit l'eau) mais dans les verbes d'action, il y a ceux de réflexion /sentiment qui ne sont normalement pas liés à un objet (ex: analyser, chérir, etc)
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Portnawak
Pronoms : Elle

Quand on discute avec ma fille on a tendance à dire l'équivalent anglais quand on ne trouve pas le mot ou l'expression française ou que le français est plus long et compliqué. Genre là j'aurais dit directement "les choses escalated quickly"  :lol: Au travail et avec les amis je fais des efforts pour chercher le français parce que iels sont peu à parler anglais, mais du coup ( :cretin: ) je fais des pauses au milieu de mes phrases et ça m'agace.

Aya Nakamura je ne comprends rien à ce qu'elle chante, mais c'est pas pire que NTM à l'époque avec sa chanson Ma Benz dont je n'ai appris que récemment qu'il y avait des paroles et pas juste des bruits :lol: Et il y a surement plein d'autres  exemples entre temps.

Quant à chafouin, je réalise que je fais la différence entre être chafouin (= rusé) et être d'humeur chafouine (= ronchon) mais je ne sais pas pourquoi.
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Fauvette à lunettes
Bébétincelle
Bébétincelle

@Patagon Ton paragraphe sur les mots vidés de leur sens me fait penser à quelque chose qui me hérisse le poil dernièrement : "les émotions" :sweatdrop:  On l'a entendu à toutes les sauces cet été avec les JO, c'était un festival de "ohlala quelle émotion", "c'est le moment émotions", "et maintenant... les émotions [sur fond de flamme olympique arrivant dans un lieu célèbre, de résumé ralenti des épreuves ou d'interview d'athlète content.e de sa performance]", "que d'émotions TrucMuche [avec TrucMuche qui répond qu'iel est effectivement émotionné.e des trémolos plein la voix]".
Je vous rassure, je n'ai rien contre le fait de ressentir des émotions (ni contre les JO d'ailleurs :yawn: ), mais c'est bien de préciser lesquelles aussi :gonk: (ça me rappelle un contrôle de SVT au collège dans lequel j'avais mis en commentaire de graphique "le taux de [x] évolue dans le temps" et la prof avait marqué "d'accord, mais dans quel sens ?" :lol: )

edit : je me rends compte que j'ai moins de mal avec l'expression "être ému.e", dont le sens actuel est plutôt positif et synonyme de "touché.e" :hesite:
Merci de ne pas citer mes spoilers ! ;)
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Indiana

@Fauvette à lunettes C'était pas l'objet principal de ton message mais je vois trop le trauma du commentaire du prof de sciences :yawn:
Moi je me rappelle qu'on avait interdiction de dire que "la courbe monte" ou "descend" : déjà c'est la valeur, pas la courbe, et elle augmente ou diminue, voilà :lunette:
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Fauvette à lunettes
Bébétincelle
Bébétincelle

@Indiana Je peux t'assurer que je n'ai jamais utilisé le verbe "évoluer" depuis sans préciser si c'était en positif ou en négatif :yawn: (sauf contexte où on parle d'évolution au sens large)
Merci de ne pas citer mes spoilers ! ;)
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Ostepops

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Fauvette à lunettes
Bébétincelle
Bébétincelle

@Armus Effectivement c'est très subjectif, mais j'ai vraiment l'impression que c'est devenu un mot fourre-tout qui pourrait dans pas mal de cas être remplacé par un autre au sens plus précis : majesté/solennité du moment, joie d'avoir gagné ou frustration de n'avoir pas atteint un objectif, enthousiasme ou fébrilité au moment de regarder une épreuve sportive... là c'était juste "émotions" à tout bout de champ, c'était sans doute aussi l'effet de répétition qui m'a rendue allergique à ce mot :lol: (et comme tu dis, tout le monde ne ressent pas forcément quelque chose devant ces images ou moments donc je trouvais ça un peu injonctif en mode "ressentez des émotions, vous allez les ressentir oui ?" :yawn: )
Merci de ne pas citer mes spoilers ! ;)
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Compote

Haha @OrangeStar bien joué pour le "escaladé rapidement", je l'ai bien mérité :lol: Mais du coup j'imagine que je perds toute crédibilité si je dis que je l'ai fait exprès car j'aime bien traduire volontairement les expressions étrangères pot-à-mot ? (Oui bon je n'ai jamais prétendu être cohérente ni de bonne foi :coiffe: )
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Portnawak
Pronoms : Elle

@Nuageuse je n'avais jamais fait attention :lol:
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A Kane

J'arrive un an (   :coiffe:    ) après la conversation donc je mets sous spoiler, mais c'était intéressant de vous lire sur les anglicismes
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A Kane

@yoruichi j'ai aussi l'impression que ma manière de m'exprimer passe mieux du côté suisse que du côté français.. et c'est marrant que tu demandes comment on dit fluent, parce que c'est typiquement un de ces petits mots si pratiques en anglais que je traduirais en français par un truc du genre "parler couramment", et c'est bcp plus long, et il faut des fois séparer les deux mots dans la phrase, et c'est au final pas tant plus compliqué, mais suffisamment pour que mon cerveau dise FLEMME   :boobies:  (représentation de mon cerveau en grève, mais sur le panneau il faut imaginer le mot flemme donc). 
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A Kane

@yoruichi  c'est intéressant ce que tu dis! Je pense aussi qu'il y a un truc culturel en Suisse où d'un côté on s'est de toute façon construit en opposition aux autres grands pays autour donc tant pis si on a fait un truc officiellement pas accepté dans leur langue (et on est très à l'aise avec nos 250 versions du suisse allemand lol), et d'un autre côté pragmatiquement si on arrive à se comprendre, c'est déjà super parce que c'était pas gagné d'avance, tant pis si c'est en faisant un peu un massacre de la langue de l'autre ou en mettant la moitié des mots en anglais, et du coup on a l'habitude et on fait l'effort d'essayer de se comprendre. Je vois bien, chaque fois que je sors 2 phrases d'affilée dans un allemand claqué au sol avec six mots que j'ai allémanisé depuis l'anglais ou le français et mon accent de meuf qui a give up, toute ma famille appenzelloise est en mode "whoa incroyable, elle communique si bien  :puppyeyes:  ", alors que bon, objectivement je parle très mal :yawn:  Et à l'inverse, j'apprécie grave que mon oncle fasse toujours l'effort de me parler dans le mix de français et anglais le moins approuvé par les académies de langue des deux pays parce que ni l'une ni l'autre n'est sa langue maternelle. (Dans ma famille on utilise schluk comme une gorgée en mode "tu me files un schluk?", j'adore ce mot lol)
Je pense qu'il y a aussi un truc du coup juste de fréquence à laquelle tu es confronté à ces situations: si tu entends du français avec de l'anglais ou de l'allemand dedans 14 fois par jour, ça devient juste ta norme vs. si c'est hyper ponctuel ça doit être beaucoup plus perturbant 
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Arya_13

@yoruichi @A Kane C'est super intéressant, je suis suisse romande et je suis 100% d'accord avec vous sur ce truc culturel, on est moins attachés à la "justesse" de la langue française, et aussi meilleurs en langues avec + l'habitude se devoir se débrouiller en anglais, en allemand, avec des mélanges...
Ma meilleure amie vit à Londres et parle mtnt un franglais total car y a des mots qui lui viennent plus en français, ça me va totalement pcq je suis quasi bilingue anglais et y a effectivement des mots bcp plus pratiques. Et dans la vie de tous les jours ça arrive hyper souvent que je parle (bien) anglais mais avec des gens font c'est pas la première langue, que je parle (mal) allemand avec mes patients suisse allemands, que je ressorte mes souvenirs d'espagnol...et generalemebt les gens sont contents que je fasse l'effort même si c'est objectivement pas terrible.
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