Hello
@Spiroulette , phobique ophthalmo au rapport! Je prends ma journée quand je dois y aller, parce que je pleure et suffoque d'angoisse dès le matin.
Ca va un peu mieux depuis que j'ai chopé jeune adulte une maladie aux yeux. 'Fin, mieux, ça veut dire "maintenant je peux appliquer un traitement sans que mes genoux ne lâchent", mais HORS DE QUESTION de le faire à quelqu'un ou qu'on me le fasse.
Toutefois, les visites restent un vrai cauchemar et je pleure beaucoup avant et pendant. Ca ne me complexe pas parce que je ne peux pas m'en empêcher, je n'y peux rien, je n'ai donc pas vraiment honte.
Ce qui m'a aidée et continue de m'aider, c'est que je suis soignée dans un centre où tout le monde est toujours très compréhensif. Le secrétariat me voit arriver, rouge, en larmes: "Ca va, madame?" "Oui... snif... je... c'est pas vous, hein... snif... je suis phobique, snif..." (frisson d'horreur insérable à n'importe quel moment de cette phrase)
Les gens se sont montrés patients et encourageants. La doctoresse, quand elle m'a vue arriver en pleurs, m'a dit: "OK... alors, je vais vous dire tout ce que je vais faire, et si c'est trop dur, on arrête."
La panique ne disparaît pas, mais l'examen devient moins difficile à endurer.
J'ai un dentiste aussi qui a refusé de me soigner une carie parce que j'étais en larmes d'angoisse: "Nan, mais dans votre état, ça sert à rien, l'anesthésie va pas marcher, reprenez rendez-vous plus tard, quand vous voulez". Il a refusé non parce qu'il était en colère, mais parce qu'il voyait que je n'étais pas en état de supporter quoi que ce soit. Et pareil, je lui avais dit d'entrée de jeu que j'étais terrifiée. J'ai repris rendez-vous, eu du bol parce que c'était genre une semaine ou deux plus tard, et tout s'est très bien passé.
En fait, en annonçant d'entrée de jeu à ces soignants que j'étais vraiment mal, ils ont eu la bonne réaction et ont pu choisir d'avoir la bonne réaction pour m'apaiser dans la mesure de leurs moyens et me soigner.
Je croise les doigts pour que tu tombes sur des praticiens bienveillants! Et n'hésite pas à annoncer d'entrée de jeu que tu n'es pas bien pour qu'ils adaptent leurs pratiques avec toi. Ce n'est pas une tare, tu n'as pas à être moins bien traitée parce que tu es submergée d'émotions que tu ne maîtrises pas.