La veille des arnaques en parentalité : pseudosciences et culpabilisations à gogo

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MarieCeline
Bébétincelle
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Perso la péridurale m'a permis d'arrêter de vomir en continu entre chaque contraction donc c'était fort appréciable pour la suite des opérations :cretin: . Le dosage était impeccable, je sentais, je pouvais bouger, ca a juste coupé la part insupportable de la douleur, dans le dos pour moi (bébé dos contre dos et travail dans le dos sur poche des eaux rompues), pas toute la douleur mais c'était pas mon but. On m'a pas mal foutu la paix un peu trop peut-être et j'ai pas du tout l'impression d'avoir eu un accouchement «très médicalisé». J'aurais peut-être pu faire sans (de toute façon quand on a pas le choix je suppose qu'on peut) d'autant que la fin était proche mais j'avais pas cette information à ce moment là :shifty: (possible aussi que la péridurale ait accéléré les choses)

Cela dit

complication / brèche
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Je comprend tout à fait qu'on souhaite s'éviter cette éventualité :lunette:

Par contre, j'étais informée et consciente du risque (1% d'ailleurs je crois. C'est rare, mais pas négligeable, je connais quelques personne qui en ont eu), du mécanisme, du traitement etc. Et du coup je l'ai pas mal vécu de ce côté de là, oui c'est *le* truc qui me faisait peur à prendre la péri, mais quand c'est arrivé j'ai pas eu l'impression de tomber des nues, j'ai pas eu d'incompréhension ou de rancoeur ou quoi, et pour moi c'est ça l'essentiel, avoir une vue claire des bénéfices et des risques, sans diaboliser, sans nier les bénéfices, sans planquer les risques sous le tapis non plus. Je ne regrette pas du tout la décision (la grossesse et l'accouchement c'est beaucoup de "1%" à naviguer effectivement) et vraiment j'ai trouvé que c'était une merveilleuse invention :yawn: mais si j'avais été mal informée, ça aurait été beaucoup plus rude.

Pour l'histoire : j'avais récupéré un livre de préparation à l'accouchement de ma mère des années 80, «plaidoyer pour un accouchement heureux » je crois? C'était écrit de façon militante, très reprendre le pouvoir sur son accouchement tout ça et bouter les hommes hors de tout ça, mais l'accès à la péridurale (selon les autrices à ce moment là pas accessible en France pour des raisons idéologiques) en faisait justement partie. Y avait tout un truc sur le fait que la glorification de la douleur c'est un outil de contrôle des femmes par les hommes avec bonus judéo-chrétien :lunette:. J'avais trouvé ça rigolo, parce que le titre et le ton évoquait beaucoup les livres sur l'accouchement «naturel» aujourd'hui, mais la vision de la péri était totalement différente (Ma mère à accouché dans les années 80 à 90, 3 fois sans péri et la quatrième avec -- apparemment on lui a dit à la clinique «bon pour un quatrième pas besoin hein ?» et elle leur a répondu «ah si si moi je suis venue pour ça je veux voir comment ça fait» :yawn: -- et elle m'a dit que pour elle, elle avait justement beaucoup plus «ressenti» son accouchement cette fois là, qu'elle avait pu être plus présente / active en ayant moins mal.)

Bref : le choix libre autant que possible et informé c'est bien :supermad: (de rien :lunette: )
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Lysae
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@Kettricken Les points qui font bien mal ça me dit quelque chose, par contre j'ai hurlé bien fort et bougé dans tout les sens et du coup ils ont trouvé une solution pour endormir la zone avant de finir...est-ce que sans tapage ils oublient que c'est possible :ninja:
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Kettricken

@MarieCeline  Je pense que je n'avais jamais entendu parler de la brêche  :oo:  Moi j'avais retenu que le risque principal était la paralysie. Bon peut-être que j'aurais un poil plus hésité alors  :shifty:
Accouchement par les reins aussi. J'ai été très surprise au début que la douleur se localise là et pas dans le ventre ou l'entrejambe

Je trouve ce que tu racontes sur le livre des années 80 super intéressant. Même but et conclusion différente
J'en profite pour re-conseillé "l'art d'accomoder les bébés" qui est une sorte d'études des manuels de puéricultures entre 1180 et 1980. C'est passionnant et même si ça date, ça montre que la seule constante dans ces manuels est de changé d'avis toutes les générations. 
Avec pour conséquence que les femmes se coupent de celles de la génération d'avant "et de leurs méthodes à l'ancienne" pour faire + confiance aux médecins/sachants
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Obrigada

Mon expérience est plutôt proche de celle de @Lolita (et ça rejoint le ressenti que j'ai en vous lisant  :ninja:) : dans mon entourage (pro ou familial) quand on en vient à parler accouchement c'est souvent d'un point de vue très négatif, très centré sur l'immense douleur et au final elles ont utilisé la péridurale. Et moi j'ai accouché 3 fois sans péridurale et quand j'en parle je n'ai pas en première intension ou souvenir la douleur, je pense à l'intensité du moment dans sa globalité avec surtout un bébé au bout ; pas comme un truc hyper douloureux que je n'aurai jamais voulu vivre et ne voudrais pas revivre et que vraiment à quoi bon s'infliger ça. Et quand j'évoque mes accouchements (rarement), ça surprend toujours, probablement parce que je n'ai pas l'image d'une nana puissante.
J'imagine bien que certains accouchements sont traumatiques, mais je me demande aussi si l'image que l'on a de la douleur avant même d'accoucher ne vient pas influencer le vécu et les souvenirs.
 
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Indiana

@MarieCeline C'est marrant parce que ma mère a eu un peu l'expérience identique et à la fois inverse de la tienne
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Bref je repars dans mon sous-marin, j'ai rien à faire ici, je ne sais toujours pas si je veux des enfants ou pas, mais je trouve quand même le sujet fascinant :ninja:
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Cali
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Mon expérience a plutôt été bonne, question information !
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Tilida

Je trouve tout vos retour d'experience super interessant. Je ne sais pas si ma maman a eu la péridurale ou pas, mais elle a jamais eu de points de suture, alors qu'elle a accouché 5 fois dont une fois avec un bébé en siège (moi, découvert sur la toute fin, alors que l'interne l'avait beaucoup examiné, ils s’est apparement beaucoup fait chambrer par les sage-femmes).

J’ai pas beaucoup parlé de mon projet de naissance ou mon accouchement, mais le peu de retour que j’ai eu, ca a été quand même "mais pourquoi tu veux souffrir, prend la péridurale tu seras en meilleure forme pour accueillir bébé".

Et pour revenir sur les autre pays, chez moi elle est peu considérée, mais même avec une maternité en heure d'affluence (ils ont failli pas me prendre, j’ai attendu presque 45 minutes accroché a un pas de port ene attendant qu’ils nous rappele pour nous dire de venir), on avait une sf avec nous dans la pièce en continu. Donc le suivi et les méthodes sont pas les mêmes de façon générale (j’ai eu aussi que 2 échographies, et un suivi bien plus légers que les belettes en France, et pas de cours de preparation autre qu’une video de 3h en danois avec sous-titre, vu qu’ils ne proposaient plus de les faire en anglais. ils sont assez porté sur "le corps sait faire" comme philosophie autour de la grossesse et l'accouchement).
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Hortense

@Cali
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Cali
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@Hortense 
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Kettricken

@Zébule j'ia lu aussi l'article sur la free birth, ça m'a traumatisée
Et non, l'accouchement humain n'a rien de naturel. L'évolution a déconné sur le coup
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Obrigada

@Zébule  :hugs: C'était bien sûr une question générale et il est aussi très possible que mes souvenirs s'estompent déjà, car je me souviens avoir eu très peur pour mon 3e accouchement de revivre l'intensité du 2e... je vois très bien la sensation d'être coupée en deux, mais ce n'est pas / plus à ça que je pense quand je me souviens de la naissance de mes enfants, peut-être parce que je leur raconte souvent, avec plutôt des détails amusants que de douleur ou détresse  :hesite:
Mais bon sur le même principe, je ne comprends pas du tout l'idée des trails, marathon ou autres  :lol:
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MamzelleOups
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@Obrigada Ça me rappelle le sketch de Florence Foresti sur le sujet, comme quoi il doit y avoir une règle tacite qui dit qu'on ne doit pas parler de la douleur de l'accouchement pour ne pas que les gens arrêtent d'avoir des enfants :coiffe: D'ailleurs, même si ça fait peur, j'étais moi-même "contente" de savoir que l'accouchement et le post-partum étaient difficiles, pour ne pas tomber de trop haut.
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Tavalaric

@MamzelleOups Alors moi on me l'avait carrément dit une fois que je racontais mon accouchement à une jeune femme, qu'il fallait pas lui dire que ça faisait mal sinon elle ne voudrait pas avoir d'enfant  :dunno:
Je fus un petit gâteau.
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Obrigada

En l'occurence je dis "j'avais très très mal au ventre parce que le bébé voulait / devait sortir, etc." mais sans non plus décrire en détail... je trouve ça presque aussi intime que de décrire les ébats sexuels qui ont conduits à leur conception.
Je crois que pour "dégouter" d'avoir un enfant, ce n'est pas tellement les quelques longues heures de la naissance + les 9 mois de grossessse qui fonctionnerait chez moi mais plutôt les années à être responsable d'un enfant... car non, ce n'est pas que du bonheur, beaucoup de fatigue, de questionnements, de culpabilité, de fatigue, de temps donné, etc.
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Lolita
Bébétincelle
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@Kettricken C'était un aspect évoqué dans le message auquel je répondais mais effectivement ce n'est pas directement lié (sauf s'il y a une brèche)

@Obrigada Moi ce qui me degouterait d'avoir un enfant c'est la grossesse... Sans sortir du "physiologique", je suis vraiment diminuée et je trouve les "petits maux" hardcores (déjà la personne qui a inventé le terme petits maux mérite les pires tourments). Je suis en plein dedans là, je suis au bout de ma vie. D'ailleurs si on décide de ne pas en faire de troisième, ce sera je pense en partie pour ça.
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A Kane

@Zébule  @Kettricken   J'ai une vision un peu différente de vous, pour moi ce n'est pas tant que l'accouchement n'a rien de naturel, mais plutôt que la nature a une tolérance bien plus élevée que nous pour les complications et les "pertes". Il y a des accouchements qui sont simples et intuitifs, et quand on a l'opportunité d'accompagner des accouchements physiologiques (c'est-à-dire rien qui se passe dans une salle d'acc obstétrique à mon sens), de les laisser suivre leur cours (sauf si on voit que ça part en sucette bien sûr), on peut voir qu'il y a des rythmes, des comportements, des phases, etc. qui se recoupent, des trucs dont sur le moment on se dit que ça fait aucun sens, jusqu'à ce qu'on voie x et qu'on se dise "aaaah, c'était ça" (je précise que moi j'ai eu la chance d'en voir plus que la plupart des SF en France ou en Suisse je pense, mais comme je me suis pas spécialisée en intrapartum, mon expérience perso est limitée, par contre j'ai pu bosser avec des SF qui faisaient de la physio depuis des années et qui ont justement pointé ces trucs qui pour moi étaient wtf et pour elles étaient logiques).

Par contre, aujourd'hui, on a 1) la chance de ne pas devoir subir la nature quand justement elle tolérerait des conséquences que nous on ne tolérerait pas 2) un système hyper médicalisé qui connaît mal la physiologie et n'est pas adapté pour (ni n'a envie de) la soutenir, ce qui donne l'impression que la nature marche 0, alors qu'elle fonctionne pas mal dans la plupart des cas. 
Je pense personnellement qu'il y a des dangers à glorifier le tout naturel et à oublier que nature ≠ sécurité, mais il y a aussi des dangers à totalement adhérer à la vision médicalisée de la grossesse et de l'accouchement comme des évènements intrinsèquement dangereux et toujours plus pathologisés, parce que ça amène toujours plus d'interventions, qui ont elles aussi leurs dangers potentiels. C'est le fameux (ou peut-être fameux que dans mon milieu :lol:  ) "Beyond too Little, too late and too much, too soon" du Lancet (qui a déjà 10 ans cette année pcq je vieillis): ne jamais intervenir, c'est dangereux, trop intervenir, c'est dangereux aussi. Et l'obstétrique est un champ dans lequel on a vraiment beaucoup d'interventions qui forment la base de nos pratiques et qui ne sont pas evidence based, mais avec lesquelles on est coincés parce qu'on ne sait pas comment faire autrement et que le système actuel ne permettrait pas de faire autrement, et qui ont des conséquences pas anodines (par exemple les CTG, qui sont omniprésents en salle d'acc et dont à l'heure actuelle la recherche n'a pas permis de montrer que leur utilisation diminue la mortalité périnatale. Ça diminue de moitié les convulsions chez les nouveau-nés, sans qu'on sache si c'est un outcome pertinent sur le moyen ou long terme, mais ça augmente aussi significativement le risque d'avoir une césarienne comparé à l'auscultation intermittente). 

Bref tout ça pour dire, la nature des fois c'est une grosse bitch, et c'est super qu'on puisse échapper à ses caprices, mais je pense que quand on parle d'accouchements, on fait aussi parfois des dégâts en voulant la contrôler à tout prix.. 

 
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Kettricken

@A Kane Faudrait que j'aille relire, mais la question du diametre du crane des bébés humains vs le bassin des gfemmes humaines a été étudié par les évolutionistes parce que clairement, la nature a un peu merdé sur ce coup là. Alors bien sur la nature et l'évolution accepte des pertes. Mais ici on parle quand même d'une espèce qui a peu d'enfants (par rapport aux poissons qui peuvent se permettre d'abandonner leurs 200 oeufs à chaque ponte) et ces derniers sont extrêmement fragiles sur un temps relativement longs. Donc on a quand même un combo très risqué du point de vue évolutif
Sans doute contrebalancé non seulement par l'aspect social des humains, leur capacité à trnasmettre une culture et l'hypothèse de la grand-mère (on est une des deux seules espèces avec une ménopause)
Mais bon, jeconnais pas ces travaux en détails, et surtout je ne voulais pas dire que ça veut dire que l'accouchement physio est beurk ou impossible. Juste que l'espèce humaine est plus sujette à complications que d'autres
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MamzelleOups
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C'est rigolote @Obrigada , autant je suis très pudique sur la sexualité qui est intime à mon sens, autant je suis capable de raconter que j'ai eu une épisiotomie ou des déchirures si on parle d'accouchement, c'est moins gênant pour moi, de la même manière que je parle facilement de regles. Mais je comprends que ça reste tabou.
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@Zébule
Il y a quelques donnés qui vont dans le sens d'une moindre intervention pour les accouchements à bas risques seulement pendant lesquels il y a parfois des actes medicaux effectués dont le rapport bénéfice risque est mal mesuré (Il y a quelques années on parlait beaucoup de l'épisiotomie dont les indications ont diminué depuis) la HAS à émis des recommandations en ce sens:
https://www.has-sante.fr/jcms/pprd_2974 ... calisation

Certaines femmes demandent aussi à pouvoir accoucher à domicile comme cela se fait de manière sécure dans d'autres pays (les pays bas sont l'exemple le plus cité avec 40% des naissances à domicile sans que les statistiques de mortalités soient énormes). Le fait d'être chez soi permet de diminuer le stress qui est un facteur de risque.

Mais on parle là toujours d'accouchement encadrés médicalement par des professionnels parce que en effet si on ne compte que sur la nature, la mortalité périnatale est très élevée, la nature s'en fous si il y a 20% de perte, du moment que c'est suffisant pour la reproduction de l'espèce, ça passe.
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Lysae
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@Zébule
Il est probable qu'en France les accouchements à domicile soient plus risqués qu'a l'hôpital, mais c'est aussi dû à un système de santé non adapté (dissimulation du projet d'accouchement à domicile pour éviter les pressions, appel de la sage femme le plus tardif possible, manque de personnel formé) dans les pays ou c'est plus fréquent le sur risque n'est pas remarquable. Ton étude se base sur les chiffres aux Etats Unis où le suivi des grossesse est souvent minimal car il est très cher, certains risques ne sont donc pas pris en compte.
Cette revue de la littérature dit autre chose:
https://www.sciencedirect.com/science/a ... 8913001197
Mais bon je ne suis pas du tout specialiste sur le sujet, j'essaie juste de savoir ce qui est possible, comme beaucoup de monde.

En tout cas l'OMS a établi des recommandations pour limiter les interventions en hôpital ( https://www.who.int/fr/publications/i/i ... 9241550215 ) parce que certaines indications deviennent automatiques alors même qu'elles ne sont pas nécessaires, il ne s'agit pas seulement de rester en vie, il s'agit aussi de la qualité de vie.
Quand on impose un monitorat permanent du coeur du bébé c'est pratique avec peu de soignants, on surveille les alarmes, mais ça empêche les accouchantes de bouger et ça peut être très douloureux et inquiétant par exemple, alors que la surveillance intermittente n'est pas plus risquée.

Bien sûr qu'il faut que l'accouchement soit accompagné et médicalisé mais ce serait bien de permettre aux personnes qui le souhaitent d'être informées et de faire des choix en ce qui les concernent.

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